LA SUR-STABILISATION : Partie 1

Votre eau est-elle sur-stabilisée ?

Comment éviter la sur-stabilisation ?

Petite histoire familière … ça vous rappelle quelques choses ?

L’été est déjà bien entamé : vous avez ouvert votre piscine en Avril ou Mai, et vous en avez bien profité depuis avec vos enfants et vos amis…

Le traitement de l’eau n’est plus un problème pour vous : un galet de chlore par semaine, un traitement choc aux granulés ou aux pastilles tous les 15 jours, un peu d’anti-algues….

Et pourtant : en Juin ou Juillet, votre piscine devient verte et les algues se développent ! Vous faites un traitement de choc, ajoutez de l’anti-algues, rien n’y fait.

Vous allez donc prendre conseil auprès de votre magasin spécialisé : pas d’autre solution que de vider l’eau de votre piscine ! Les enfants hurlent, vos amis sont déçus …

Qu’est-ce qu’un chlore stabilisé ?

Il existe 2 types de chlores pour traiter l’eau de votre piscine :

  • Le chlore stabilisé
  • Le chlore non stabilisé

Le chlore « classique » que vous achetez aujourd’hui (galets ; pastilles, granulés) est un chlore stabilisé.

Un chlore stabilisé est un chlore qui libère un stabilisant (acide cyanurique).

Ce stabilisant protège le chlore contre l’action destructrice des UV du soleil. Ainsi, si votre piscine se trouve à l’extérieur de votre maison, le chlore stabilisé durera plus longtemps qu’un chlore non stabilisé (sans acide cyanurique).

Si vous utilisez du chlore non stabilisé (chlore sans stabilisant), vous pouvez acheter et doser le stabilisant séparément, en fonction de votre besoin. Ainsi, vous consommez et ne payez que la quantité nécessaire de stabilisant pour votre piscine.

Le chlore stabilisé n’a pas que des avantages …

Le chlore stabilisé présente un inconvénient majeur : le stabilisant, s’accumule dans l’eau de votre piscine.

En milieu de saison, lorsque vous avez une certaine quantité de chlore stabilisé, le stabilisant (acide cyanurique) se retrouve en quantité excessive dans l’eau. Ainsi, l’action désinfectante des molécules de chlore est ralentie voire « bloquée », permettant alors la prolifération des micro-organismes, l’eau devient verte et « tourne » : c’est le phénomène de la sur-stabilisation.

Si on ajoute alors du chlore (choc) stabilisé, on aggrave le problème au lieu de le résoudre, puisqu’on augmente encore plus la quantité de stabilisant (le stabilisant, lui, ne disparaît pas et reste toujours dans l’eau).

Pour mieux comprendre l’évolution du stabilisant dans la piscine ….

Voici un schéma d’évolution du stabilisant sur 2 ans selon les conditions d’exploitations suivantes :

  • Ouverture de la piscine en Mai
  • Eau neuve la première année (mise en service le 1er Mai)
  • Période d’utilisation de la piscine : 1er Mai au 30 Septembre (22 semaines)
  • Hivernage début Décembre de la première et de la seconde année (1/3 du bassin est vidangé)
  • Remplissage du bassin par l’eau de pluie pendant l’hiver (piscine extérieure).
  • Traitement au galet de 250 gr sur la base d’une tablette par 25 m3 chaque semaine.
  • Trois chloration choc (granulé dichloro) par saison.
  • 1/3 d’eau neuve amenée par les lavages de filtres.

Nota : les appoints d’eau consécutifs à l’évaporation n’interviennent pas dans le calcul.

Le saviez-vous ? Un galet « classique » de chlore stabilisé à dissolution lente de 250 g libère dans la piscine environ 125 g d’acide cyanurique (stabilisant) !!